Voici les thèmes qui me tiennent entre autre à cœur et que je défendrai.
ils sont classés par ordre alphabétique et correspondent aux thèmes abordés par François BAYROU pendant la camapgne présidentielle 2007
 
1. Afrique
2. Chercheurs
3. Consommation
4. Culture
5. Darfour
6. Dépendance
7. Discriminations
8. Ecole
9. Enseignement professionnel
10. Environnement
11. Europe
12. Handicap
13. Immigration
14. Mondialisation
15. Violences conjugales
 
 
1. Afrique
La coopération et le partenariat avec les pays du sud sont une priorité car les problèmes qui s’amoncèlent sur ces pays pèsent aussi sur nos épaules. Nous devons avoir conscience que nos sorts sont liés. On ne peut pas accepter que 20 des pays les plus pauvres du monde se trouvent en Afrique tandis que 10 parmi les plus riches se trouvent en Europe. Ce déséquilibre est à l’origine de problèmes migratoires auxquels on est confronté. C’est pourquoi nous devons proposer la mise en place d’un véritable « plan Marshall » européen pour l’Afrique afin de permettre aux Africains de pouvoir vivre chez eux dans des conditions acceptables ce qui hélas est loin d’être le cas aujourd’hui. C’est une politique de long terme à laquelle nous allons devoir nous atteler sans tarder car il s’agit d’une question qui a et aura des répercussions considérables sur l’équilibre du monde. C’est la responsabilité de la France d’être le moteur de cette coopération nouvelle qui devra engager l’Europe sur le long terme.
 
2. Chercheurs
Nous devons considérer les sommes allouées à la recherche comme un investissement et non comme une dépense. La recherche est une activité essentielle pour le futur de la France. Cela implique un engagement précis sur la question des moyens. Je propose un pacte national et transpartisan en faveur d’une augmentation régulière et sur le long terme du budget de la recherche, de l’ordre de 5% par an sur dix ans.
Comme François BAYROU, je veux faire de la recherche l’une des voies privilégiées pour la sélection des élites, ce qui passe par un accord entre les universités et les grandes écoles, par la possibilité d'allers-retours entre les deux filières : continuer toute formation en grande école par une thèse, effectuer une année en grande école comme école d'application d'une formation doctorale.
Il faut attirer les chercheurs en France. Je propose une décision emblématique : exempter d’impôt les revenus des brevets déposés par des chercheurs français ou résidents en France.
Tout cela demande un engagement précis sur les moyens.
C'est pourquoi j'ai proposé un engagement national et trans-partisan sur une augmentation régulière, et sur le long terme, du budget de la recherche, de l’ordre de 5 % par an sur dix ans.
C’est la clé de voûte de l’innovation et du progrès économique et social de notre pays.
 
3. Consommation
La reconnaissance du besoin de protection des consommateurs, en particulier à l’égard de grands groupes, doit être effective. Bien souvent, le consommateur se retrouve seul lorsque les clauses d’un contrat qu’il a signé ne sont pas respectées. C’est pourquoi je suis favorable à l’idée des actions de groupe, qui ne me paraîtront efficaces qu’en remplissant deux conditions : être suffisamment encadrées pour éviter la multiplication des contentieux et pensées à l’échelle de l’Europe, qui est l’échelon le plus approprié à l’heure de la mondialisation et du "village global".
 
4. Culture
La culture n’est pas – ou pas seulement – du domaine marchand. Elle doit donc échapper aux règles financières du marché. Cela implique par exemple le maintien de la règle de l’unanimité dans les décisions européennes concernant la présence de la culture dans les accords commerciaux internationaux. De plus, cela veut dire que l’Etat, à travers un ministère de la culture de plein exercice, doit continuer d’intervenir dans la culture pour préserver le pluralisme et la diversité. Nous devons également promouvoir les cultures régionales à l’intérieur de notre culture européenne. Cela permettra une meilleure identité communautaire avec des racines locales propres à chaque peuple. N’oublions qui nous sommes, d’où on vient pour savoir où on va.
 
5. Darfour
La France doit faire pression sur le gouvernement Soudanais, sur la Chine qui le soutient, pour permettre le déploiement d'une force internationale, la protection de corridors humanitaires, la reprise des négociations afin d’aboutir à un accord politique. Cet accord devra prévoir la représentation des Darfouriens aux différents niveaux du gouvernement soudanais, une garantie réelle de désarmement, et une garantie de sécurité au retour, pour les déplacés et les réfugiés.
 
6. Dépendance
Encourageons la continuité de la prise en charge entre le domicile, l’hôpital et l’établissement, pour éviter les ruptures néfastes à l’équilibre de la personne âgée et améliorer l’efficacité des services en favorisant leur complémentarité. L’impuissance de l’hôpital et des associations est en large partie due au manque de complémentarité et de coordination entre les services. Il convient de mettre en place une réelle filière gériatrique.
La prise en charge des personnes dépendantes est coûteuse et doit être assurée en partie par la solidarité nationale. La Caisse autonomie constitue un premier pas vers une possible 5ème branche.
 
7. Discriminations
Je lutterai contre les discriminations qui s’appuiera sur des pratiques contrôlables, des textes vérifiables dans la vie de tous les jours et je demanderai qu’on en mesure les résultats, avec le concours des associations concernées.
La première lutte contre les discriminations commence à l’école, qui est la clé de tout, parce qu’elle est le premier lieu de l’égalité des chances. C’est, par exemple, toute la signification de la carte scolaire, que certains veulent abandonner et que je veux maintenir. C’est ensuite offrir à tous les jeunes, tous les collégiens de tous les quartiers, quelle que soit leur origine, quelle que soit leur situation sociale et de fortune, quelles que soient leurs relations, les chances de réussir aussi bien que dans les arrondissements les plus favorisés de la capitale.
L’écoute, le respect des différences, tout cela commence au plus jeune âge, et les valeurs que l’on transmet aux enfants sont autant de repères qu’ils garderont toute leur vie
 
8. Ecole
L’éducation est la priorité absolue.
Le principe, c’est de garantir les moyens – financiers et humains – à l’éducation nationale, en échange d’un certain nombre d’objectifs nouveaux que la Nation doit lui fixer :
- à l’école primaire, tout mettre en œuvre pour que les enfants sachent lire et écrire en entrant en 6e.
- au collège, retrouver le calme et l’autorité des enseignants et des surveillants.
- au lycée, mieux préparer les jeunes à l’entrée dans le supérieur, afin d’éviter les échecs dus à la mauvaise orientation et au passage brutal d’un enseignement très encadré à la solitude de l’enseignement supérieur.
- dans l’enseignement supérieur, mieux intégrer le marché du travail aux postes intermédiaires et supérieurs par une professionnalisation des études et pas uniquement par les stages mais par un réel partenariat entreprise-école ou universités. Je suis pour un développement des IUT qui ont toute leur place dans le système éducatif et par le développement des formations professionnelles à l’issue des DUT qui doivent rester généraux dans les domaines qui sont les leurs.
 
9. Enseignement professionnel
Depuis des années on veut revaloriser l’enseignement professionnel. Il faut passer aux actes. L’enseignement professionnel doit être le lieu où l’on prépare non seulement des diplômes de Bep, mais aussi des diplômes d’ingénieurs. Les STS et les IUT doivent être des établissements où la majorité des élèves viennent des bacs technologiques et professionnels. On y parviendra par une politique contractuelle avec ces établissements. Je suis pour un développement des IUT en conservant leur autonomie. Ils ont toute leur place dans le système éducatif et par le développement des formations professionnelles à l’issue des DUT qui doivent rester généraux dans les domaines qui sont les leurs.
 
10. Environnement
Signataire du pacte écologique de Nicolas HULOT, je soutiendrais les politiques qui développeront les énergies nouvelles et les actions qui visent à protéger notre planète. Il faut développer l’esprit citoyen devant ce problème qui va peser sur les générations futures. Il faut leur montrer l’exemple.
 
11. Europe
L’Europe porte un modèle de civilisation unique à la surface de la planète. Et l’Union européenne, si nous la construisons vraiment, sera la seule force capable de défendre nos valeurs, sociales en particulier, face aux superpuissances mondiales que sont, par exemple, les Etats-Unis et demain la Chine ou l’Inde.
Ma certitude, c’est que les plus grands problèmes qui se posent à la France, comme l’environnement, la défense ou la diplomatie ne pourront trouver de réponse si l’Europe n’existe pas.
On voit bien que deux visions de l’Europe s’affrontent. La première est celle de l’Europe dispersée, n’acceptant que l’unification du marché, celle des normes et des lois. L’autre projet, c’est celui de l’Europe politique, ce sont des institutions démocratiques et une force capable de porter autre chose que les seules valeurs marchandes. Et dans ce projet-là, on voit bien que l’Europe doit avoir des frontières. A terme, on peut d’ailleurs imaginer une évolution de l’Union vers au moins deux cercles, une Europe large formée sur la vocation commerciale et les normes de droit et une Europe dont les pays membres agissent ensemble pour traiter des grands problèmes de la planète. Cette Europe pourrait comprendre les membres fondateurs, ceux qui ont adopté l’euro et ceux qui voudront se joindre à eux.
Une Europe politique forte, capable de changer le monde, doit s’atteler à sept grands chantiers : l’économie, la diplomatie, la défense, le climat et la biodiversité, l’énergie, l’immigration et le co-développement, la recherche.
Nous savons pourquoi les Français ont voté « non ». Ils ont trouvé le texte de la Constitution européenne illisible. Ils ont pensé que cette obscurité était voulue pour faire passer un projet de société, par exemple, matérialiste et marchand, qui n’aurait pas leur accord. Ils ont craint que l’élargissement continu de l’Union n’enlève à l’Europe son identité, et que de ce fait, l’Europe se retrouve sans visage et sans mémoire.
Ces craintes étaient-elles toutes infondées ? Nous savions bien que non. Mais nous avons pensé que les avancées vers une Europe devenue démocratique, conjureraient toutes ces craintes.
Aujourd’hui, nous nous retrouvons dans une situation que nous ne connaissions pas. Nous avons été pendant des décennies, les héritiers des pères de l’Europe. C’est à notre tour de redevenir humblement les pères de l’Europe à notre manière. Pères à notre tour, puisque le projet doit être profondément repensé et réinspiré.
C’est pourquoi nous agirons de manière transparente aux yeux des Français. Nous mettrons dans le débat un texte, simple, lisible, court, sans ambiguïté, qui donnera forme aux principes d’une Union européenne sortie de ses paralysies et de ses impasses.
Je prends l’engagement qu’aucun texte ne sera adopté par la France qui ne le soit aussi par les Français. Ce qu’un référendum a décidé s’impose tant qu’un autre référendum n’est pas intervenu. Ce référendum pourrait avoir lieu en 2009, à l’occasion des prochaines élections européennes.
 
12. Handicap
Le Projet de François BAYROU projet pour les personnes handicapées comporte trois axes : d’abord, assurer à toutes les personnes handicapées des conditions de vie décentes. Cela signifie par exemple améliorer les modalités de cumul de l’AAH et d’un salaire. Je propose également de mettre en place des programmes d’action pluriannuels pour résorber les carences d’équipement en services et établissements d’accueil (IME, foyers occupationnels…), par un engagement de l’Etat, des régions et des départements.
Il propose d’améliorer l’insertion des personnes handicapées dans l’école, l’emploi et la société. Cela implique de poursuivre les efforts concernant la scolarisation des enfants handicapés ; de créer des tuteurs en entreprise pour favoriser l’entrée des personnes handicapées dans le monde du travail ; de former les DRH au recrutement de travailleurs handicapés. Je propose également de travailler avec les associations en charge de ses problèmes et de les aider à mettre en place les différentes lois dans ces domaines.
Concernant la scolarisation des enfants handicapés : il reste à mettre en place ce principe sur le terrain, dans les écoles. Nous savons bien qu’aujourd’hui il manque des AVS auprès des jeunes élèves handicapés, et de ce fait leur scolarisation ne peut pas se faire dans de bonnes conditions. Je propose de créer un corps spécifique des AVS dans l’Education nationale, puisque c’est un métier en tant que tel ; cela implique professionnalisation, reconnaissance, agrément. On pourrait imaginer une VAE (validation des acquis de l’expérience) pour des personnes ayant assisté des personnes handicapées
Enfin, Nous , au Mouvement Démocrate voulons faciliter la vie quotidienne des personnes handicapées. Pour garantir l’accessibilité des bâtiments publics, prévue dans la loi de février 2005, nous proposons de créer une commission parlementaire chargée de suivre l’avancement des travaux de mise en conformité, qui devra notamment demander aux entreprises de transports, aux collectivités locales où elles en sont. Je propose aussi de garantir aux personnes handicapées l’accès à tous les transports publics..
 
13. Immigration
Premier volet, la maîtrise de l’immigration clandestine, en métropole et peut-être plus encore dans outre-mer. Il faut lutter résolument contre les filières de passeurs et les trafics d’êtres humains. Il faut en même temps très durement réprimer le travail clandestin. Les immigrés clandestins ne restent que s’ils peuvent travailler. Le travail clandestin est la condition de l’immigration clandestine, et chacun sait qu’il est en réalité peu réprimé.
Mais la politique d’immigration doit être aussi une politique européenne : il faut une politique concertée de circulation, de visas, d'accompagnement des immigrés. Si un immigré n’est pas admis, il doit être reconduit, le plus vite possible, avant que ne se créent des liens familiaux. S’il est admis, il faut l’inciter à s'intégrer à la société française, par un programme d’intégration portant sur la langue française et nos valeurs. L’assiduité à un tel programme serait une condition de régularisation. Les immigrés arrivés clandestinement sur notre territoire ne sauraient être régularisés que sur des critères clairement définis : contrat de travail, maîtrise de notre langue et de nos valeurs, connaissance de notre mode de vie.
 
14. Mondialisation
Il faut sortir du silence sur le déséquilibre dans les monnaies, notamment le taux actuel du Yuan, la monnaie chinoise. La concurrence chinoise repose certes sur le coût du travail, mais elle repose principalement sur la sous-évaluation de la monnaie chinoise. Nous devrions donc poser publiquement l'exigence d'équité en matière monétaire, qui permettrait un fair-play dans le commerce international et l'industrie - fair-play qui n'existe pas aujourd'hui. Voilà une protection efficace que l'Europe peut apporter à nos salariés et à nos entreprises.
Dans la mondialisation, dont nous connaissons les contraintes, l'Europe doit faire respecter les principes du droit d'équité et de réciprocité. Le protectionnisme a démontré ses limites mais il faut réguler et assurer un équilibre du commerce international et que toute la planète profite des fruits de la croissance. Le développement doit s’inscrire dans cette optique
 
 
15. Violences conjugales
Dans le domaine des droits des femmes en particulier, la France accuse un retard injustifiable au regard de ses propres valeurs humanistes. Dans notre histoire nationale, la reconnaissance des droits des femmes a toujours été l’objet de luttes, rien n’a jamais été naturel et évident. Et cette lutte est malheureusement loin d’être achevée tant les discriminations persistent avec un arrière-plan de violence insupportable.
Il y a là quelque chose qui heurte frontalement nos valeurs, notre conscience collective. Comment imaginer qu’en ce début de millénaire, notre société qui se prétend « avancée » accepte que des femmes soient battues, violentées, que des hommes puissent en toute impunité se comporter comme des barbares. Et cela se passe tous les jours, dans tous les milieux sociaux. Ne négligeons pas non plus le fait que cette situation existe pour les hommes. La lutte contre cette violence conjugale « ordinaire », profondément intolérable, est évidemment une priorité, une obligation morale. Une loi-cadre empruntée au modèle espagnol est assurément la voie à suivre parce qu’elle conjugue, dans une approche globale, trois éléments qui se tiennent : la prévention, la protection d’urgence et la sanction rapide avec l’éloignement, et l’information.
 
 

 

 

La prédétermination génétique ou les risques de dérives eugénistes ?

 

Dans un entretien avec M. Onfray (1), les déclarations de Sarkozy sur les déterminants génétiques de la pédophilie, du suicide et du cancer suscitent beaucoup de controverses et de polémiques de la part de généticiens (on pense à Axel Kahn) ou de pédopsychiatres (comme le Pr Bernard Golse, travaillant à l'hôpital Necker-Enfants malades) reconnus. N. Sarkozy renoue donc avec son projet qui visait à détecter précocement les troubles du comportement pour prévenir la délinquance. Mais cette vison réductrice de N. Sarkozy sur les soi-disant déterminants génétiques de comportements déviants fait abstraction d’une réflexion essentielle : disposez de facteurs de prédisposition, ne suffit pas pour devenir un délinquant ou se suicider car c’est omettre toutes les fortes interactions avec notre environnement d’ordre économique, relationnel, psychologique, sociologique, ..  

 

Non, notre vie n’est donc pas entièrement écrite d’avance !!!

 

Christophe RAISON

Conseiller

Le 10 Avril 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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